La formation professionnelle pertinente en entreprise ?

La formation professionnelle pertinente en entreprise ?

Selon une enquête de YouGov de 2019, seulement 28% des salariés trouvent pertinentes les formations en entreprise.

La formation professionnelle a toujours été jugé comme l’une des priorités des Français en matière de réformes et l’enquête YouGov menée en 2019 n’y déroge pas. Conduite auprès de 1000 personnes, les deux tiers d’entre eux identifient clairement celle-ci comme étant étroitement corrélée à un faible taux de chômage.
En tout état de cause, moins de trois Français sur 10 estiment que le système de formation professionnelle répond efficacement aux nouveaux besoins des entreprises (tel qu’il fonctionne actuellement).

Quelle relation avec les entreprises ?

En terme de confiance, comment le rapport de confiance salarié/employeur est-il en train d’évoluer ? Les petites structures figurent, avec 78%, parmi celles qui inspirent le plus confiance aux Français, à l’inverse des grandes entreprises privées (36%). La réforme du CPF et l’incroyable engouement autour du dispositif tendent à lisser ce rapport. En effet, le pouvoir est donné de manière évidente au salarié pour évoluer seul dans son projet de formation professionnelle.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Les salariés ont-ils confiance en leur employeur en matière de formation professionnelle ? Et si non, en qui ? En eux-mêmes tout d’abord selon un sondage OpinionWay de 2018 où plus de 60% d’entre eux jugeaient qu’ils devaient être associés étroitement à la réforme. Concernant la relation avec leur entreprise, 42% d’entre font leur font confiance selon l’enquête YouGov : faute de mieux ?

Effectivement, si la main est laissée à l’individus en temps que tel, doit-on observer une différence marquée entre petites et grandes organisations ? Il est sûr que les salariés des PME et start-ups accèdent beaucoup moins à la formation que ceux des grandes selon le Jaune budgétaire pour 2019. Mais les codes vont avoir tendance à évoluer compte tenu du marché et de la main mise des outils (bureautique, digital, …) et des nouvelles compétences prisées. L’attente est donc très grande sur ce point pour les salariés du privé ou les demandeurs d’emplois.